Après la boulimie, gérer les épisodes de crises…

Hier soir, j’ai craqué. Fait une bonne grosse crise à l’ancienne…

Pourtant, je ne suis aujourd’hui plus vraiment boulimique : je ne suis pas obsédée, à longueur de journée, par la nourriture, et je ne fais plus des crises énormes tous les soirs en rentrant chez moi pour assouvir cette obsession.

Mais je suis toujours fragile et je crois que je le resterai longtemps encore. Une grosse fatigue, une angoisse latente (liée au boulot, au célibat, à mes projets, ou à n’importe quelle connerie), et ça peut déraper. Mais ça peut vraiment déraper , pas simplement sur une tablette de chocolat mais sur une vraie crise de boulimie, parfois. Seulement c’est passager, c’est comme une soupape de sécurité, je relâche la pression et le lendemain, ça repart… 

Ce n’est pas toujours facile à accepter, surtout quand, comme maintenant, j’essaye de perdre le poids accumulé par mes derniers épisodes boulimiques ! Mais d’un autre côté, je sais que c’est pour moi une façon de gérer les difficultés, comme un fumeur se jetterai sur son nouveau paquet de clopes, un alcoolique sur sa bouteille ou un drogué sur sa dope… Sauf que je considère que guérir définitivement de la boulimie est bien plus difficile que de se sevrer de la drogue ou de l’alcool : en effet, s’il n’y a pas des phénomènes aussi importants de dépendance physique, il y a en revanche l’impossibilité de se « couper de sa drogue » pour se désintoxiquer ! Jamais on ne pourra arrêter de manger complètement ! Et avoir des placards complètement vides en permanence n’est pas très réaliste… Du coup, se sortir de cette galère est un vrai combat, et quand on n’est plus au plus profond du gouffre, et bien on peut toujours avoir quelques petites rechutes, pas bien graves mais parfois désespérantes !

J’en parle aujourd’hui plus ouvertement parce que je n’ai plus honte. La honte, je l’ai eue très longtemps, mais maintenant, je sais qu’il n’y a pas de raison. Chacun ses difficultés, le plus important, c’est de tout faire pour vivre avec et s’en sortir. Ce que je fais par ailleurs. Et quand j’ai vu le nombre de lectrices qui m’a dit, au lancement de mon blog, avoir eu les mêmes soucis, je me suis dit que cette expérience pouvait vraiment servir si je la partageais.

Voilà, donc aujourd’hui je rebondis, et c’est reparti pour un tour !

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2 commentaires to “Après la boulimie, gérer les épisodes de crises…”

  1. Encore une fois je me reconnais énormément dans ton témoignage. Je ne suis pas guérie non plus, mais comme toi, j’accepte désormais de déraper de temps en temps, même si mon objectif est d’en sortir complétement.
    Je suis de tout coeur avec toi ❤

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